La plage de Trevani

Par Julien | 30 avr, 2006

Après une matinée bien tranquille, nous sommes allés à la plade de Trevani, au Nord de Mamoudzou.

Troisième jour à Mayotte. La place de Trevani, le village de Koungou, un maki, des cabris ...

C'est très beau, n'est ce pas?

Troisième jour à Mayotte. La place de Trevani, le village de Koungou, un maki, des cabris ...

Un petit tour de pirogue maoraise? Ca sera pour un autre jour. Aujourd'hui je me promène, je me baigne, j'écris des trucs dans le sable, vite vite avant que l'eau remonte!

Troisième jour à Mayotte. La place de Trevani, le village de Koungou, un maki, des cabris ...

Les bananes de Mayotte sont vraiment très bonnes. Ci dessous un bananier, à côté de la plage.
Troisième jour à Mayotte. La place de Trevani, le village de Koungou, un maki, des cabris ...

Quand il y a des bananes, les makis de sont pas loin

Troisième jour à Mayotte. La place de Trevani, le village de Koungou, un maki, des cabris ...

Dommage, je n'avais rien à leur donner à manger. Ces petits lémuriens sont très gentils. Ils attrapent les morceaux de fruits que les gens leur donnent très délicatement, de leur petites mains. Il faut les voir sauter de branche en branche, ce sont de vrais acrobates!

Au retour, nous sommes passés par Koungou.

Troisième jour à Mayotte. La place de Trevani, le village de Koungou, un maki, des cabris ...

Ca me fait mal au coeur de voir les maisons dans lesquelles les maorais vivent. Sans parler de leurs cousins comoriens, très souvent anjouanais (Anjouan est une île des Comores située à 70km de Mayotte). Un tiers de la population vient des autres îles des Comores, et vit illégalement sur le sol de Mayotte. Ces pauvres gens affamés espèrent en venant à Mayotte trouver une meilleure vie que celle qu'ils ont chez eux. On ne peut pas le leur reprocher.

Mayotte est la seule île des Comores à ne pas avoir voulu son indépendance dans les années 70. Du coup, Mayotte bénéficie maintenant des "avantages" de la colonisation. A mon avis, dans le passé, on ne pouvait pas vraiment parler d'avantages. Mais maintenant, la France construit des écoles, des collèges, des hopitaux, des routes, des systèmes d'égouts et autres... enfin... c'est bien, mais je suis choqué par les expulsions des Anjouanais que l'on renvoie à Anjouan par bateau chaque semaines. Et les bidonvilles sont monnaie courante ici.

Troisième jour à Mayotte. La place de Trevani, le village de Koungou, un maki, des cabris ...

Des cabris fesant les poubelles. Et les ordures restent à même le sol. Enfin, la situation s'améliore. Il y a deux ans, tout ça m'avait vraiment choqué.

J'avoue avoir du mal à vivre la situation. La plupart des noirs vivent dans la misère, et les blancs ont accès à un luxe que je trouve indécent. J'entendais des voisins parler de leur rallye aujourd'hui, alors qu'ils vivent à vingt mètres des maisons de tôle qui abritent les locaux. C'est difficile à vivre. Ca me fait penser à une chanson de Maxime Le Forestier

"On choisit pas ses parents,
on choisit pas sa famille
On choisit pas non plus
les trottoirs de Manille
De Paris ou d'Alger
Pour apprendre à marcher

[...]

Etre né quelque part
Pour celui qui est né
C'est toujours un hasard

[...]

Est-ce que les gens naissent Egaux en droits
A l'endroit
Où ils naissent
Que les gens naissent
Pareils ou pas
".

Il faut apprendre à vivre avec, et faire ce que l'on peut quotidiennement pour aider les locaux à s'en sortir.